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Au Pays du Trot , Pronos sur toutes les courses au trot .

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    Matthieu Abrivard : “Je me plais sur mes terres”

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    elodie

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    Matthieu Abrivard : “Je me plais sur mes terres”

    Message  elodie le Ven 24 Juin - 21:02

    Portrait de Matthieu Abrivard.


    Initié par Léon Abrivard, son grand-père (l'homme des “Montil” : “Ilius”, “Kalin” ou encore Lilius du Montil, qui s'illustrèrent à Vincennes dans les années 70-80), et perpétué par son père, Loïc, Matthieu Abrivard fait partie de la troisième génération Abrivard dans le monde du trot. Matthieu, tout proche de sa millième victoire à l'attelé en France, nous a ouvert les portes de l'établissement familial, situé à Brion, à quarante kilomètres d’Angers.


    Brion (49). Mardi 7 juin au matin. Haras du Passoir Fresneau. Matthieu Abrivard arrive sur son quad. “Salut les gars, ça va ?” Après avoir enfilé sa combinaison et servi des croquettes au chat, il se dirige vers le barn où l'attendent les chevaux qu'il va travailler ce matin. Une matinée rythmée par les lots, où chacun sait ce qu'il a à faire. Une organisation parfaitement huilée, dans le calme et la sérénité.



    - Depuis combien de temps êtes-vous installés à Brion ?

    "Cela fait plus de trente ans que mon père est arrivé ici. C'était l'élevage de M. Fichot, les “Brion” (N.D.L.R. : Major de Brion, Olaf de Brion, etc.). On s'est agrandi progressivement."



    - Comment se passe l'organisation en famille ?


    "Cela se passe très bien. Mon père travaille depuis longtemps avec son frère, Yvonnick. Je suis arrivé après. Je suis associé avec mon père depuis huit ans et les rôles sont bien établis. On se complète bien. Yvonnick est toujours avec nous et Nathalie (N.D.L.R. : Henry, la compagne de Matthieu) est là également ; c'est un vrai travail en famille !"



    - Qui prend les décisions ?

    "Que ce soit le côté entraînement ou engagements, c'est moi qui fais le programme de tous les chevaux. Je sais que je peux m'appuyer sur tout le monde quand je ne suis pas là. Je suis très bien épaulé !"



    - Comment se décompose l'activité au sein de l'écurie, que ce soit l'élevage, le débourrage...

    "Depuis peu de temps, on a acheté des terres pour l'élevage, qui appartenaient aussi à M. Fichot. Je ne m'occupe pas vraiment de ça ; c'est mon père qui gère. Les croisements, ce n'est pas moi. Mais on en discute. Il y a certains étalons que j'ai pu courir, et cela peut être intéressant pour le choix selon les modèles et les allures. Mais, pour le reste, ce sont mon père et mon oncle qui s'en occupent."



    - Et le débourrage ?

    "J'aime bien suivre mes poulains. Deux personnes s'occupent des jeunes. On débourre entre quarante à cinquante chevaux par an. Il faut en essayer pour renouveler un effectif intéressant. Il doit rester trente “E” actuellement. Cela s'annonce pas mal. Je ne suis pas en retard. En général, je qualifie en septembre-octobre. Ceux qui vont bien, je ne les prends pas trop ; je me mets derrière ceux qui sont sur la sellette et qu'il faut trier."



    - Comment organisez-vous l'entraînement. C'est à la carte ?

    "On a la chance d'être bien outillé et d'avoir plusieurs pistes. On s'adapte à chaque cheval. Je peux panacher mon travail, cela permet de ne pas tomber dans une routine. C'est bien pour le moral."



    - On a pu se rendre compte que les matinées étaient chargées... Ce n'est pas trop difficile d'allier entraînement et compétition ?

    "Aujourd'hui (N.D.L.R. : mardi 7 juin), il y a nocturne à Vincennes, ce qui me permet d'être présent toute la matinée pour travailler tous les chevaux. C'est une organisation. J'essaie de faire les gros boulots, et le reste de l'équipe effectue les travaux plus légers. Les journées sont assez intenses, mais je suis jeune et en bonne santé ; il faut taper dedans !"



    - Vous n'avez jamais été tenté de privilégier une carrière de pilote, à l'image d'Éric Raffin ?

    "C'est vrai que, des fois, quand on a un petit coup de fatigue, un petit coup de blues, on se dit qu'on aurait dû lever le pied et ne pas se mettre autant de choses sur le dos, mais c'est un rythme à prendre. J'aime bien travailler mes chevaux le matin. J'aime avoir des objectifs et préparer de bonnes courses. Je suis vraiment heureux dans ce que je fais tous les jours. Et quand on a des passes un peu moins bonnes pour l'extérieur, le fait d'avoir ses chevaux à travailler aide également à ne pas cogiter. Je me plais ici ; je suis sur mes terres. Je suis heureux dans ce concept !"



    - Vous vous êtes attaché les services d'un agent ; c'est un plus pour votre organisation...

    "Oui, ça m'aide énormément, car le matin je peux consacrer tout mon temps à mes chevaux et à l'entraînement. Il répond au téléphone à ma place et gère les montes de l'après-midi."



    - Revenons sur un moment beaucoup plus difficile : l'accident dont vous avez été victime. Comment l'avez-vous vécu ?

    "Cela permet de relativiser certaines choses, car cela n'a pas toujours été facile... Maintenant, je me sens vraiment bien. Je n'ai plus de soucis physiques. Mais c'est vrai que j'ai passé une année très difficile, car je boitais énormément. En plus de la fatigue et du travail, c'était dur. Le fait de se sentir bien, ça aide le matin à se lever et à aller gagner des courses !"



    - Vous êtes revenu au top !

    "Oui ! Je suis bien. Il y a parfois des petites tensions musculaires ; il faut faire attention, car les journées sont chargées, attelé, monté... Quand la fatigue se fait sentir, il faut savoir lever un peu le pied, mais ce n’est rien de méchant."



    - Vous êtes toujours suivi ?

    "Oui, car ils ont rajouté en moi une pièce qui ne m'appartient pas forcément ! (sourire). J'ai un suivi annuel. Et j'ai un kiné qui s'occupe de moi pour éviter que je prenne de mauvaises postures et que tout aille dans le bon sens."




    bio express

    Matthieu Abrivard

    Né le 28 avril 1985 (31 ans)

    Vit avec Nathalie Henry, deux enfants : Chloé, 5 ans et demi, et Hugo, sept mois.

    1.676 victoires comme pilote, dont 12 à l'étranger (1.004 à l'attelé et 672 au monté)

    Onze groupes I : 3 “Cornulier” (Jag de Bellouet), 2 Prix des Centaures (Mon Jeu Diam, Athéna de Vandel), Saint-Léger des Trotteurs (Surabaya Jiel), “Président de la République” et “Normandie” (Rombaldi), Critérium Continental (Un Mec d'Héripré), Prix de Paris (Private Love), Prix d'Essai (Carlos des Caux),

    92 groupes II et 44 groupes III

    418 victoires en tant qu'entraîneur




    Un établissement très fonctionnel
    “Nos pistes sont très souples”
    Le Haras du Passoir Fresneau s'étend sur environ soixante-dix hectares. Une partie, récemment acquise, est dédiée à l'élevage. “On ne sait pas ce que le métier va devenir. Y aura-t-il toujours autant de propriétaires, d'éleveurs ?, explique Loïc Abrivard. Je pense qu'il est nécessaire d'avoir un élevage. Nous avons une dizaine de poulinières, mais nous n'avons pas encore trouvé LA souche. C'est essentiel dans un élevage...” Côté entraînement, le centre est doté de trois pistes. “Nous avons la chance d'être sur du sable naturel. Les pistes sont très souples, mais elles ont besoin d'être bien arrosées, car elles sèchent assez vite. Le sol est vraiment très agréable pour travailler, confie Matthieu. Nous avons une piste de mille mètres ovale, une autre de huit cents mètres mélangée avec un peu de mâchefer, qui est très bonne l'hiver.” Et, depuis un peu plus de deux ans, une ligne droite a été créée. “C'est une ligne droite de mille cent mètres, mais qui n'en est pas vraiment une, car elle a deux bonnes courbes, avec une petite montée. Il y a également une trentaine de paddocks, avec des abris. Avec les poulains, il y a environ quatre-vingts chevaux sur le site. L'équipe est composée d'une douzaine de personnes.”



    Cinq chevaux pour cet été

    Chabert : “C'est un cheval qui va monter en gains. Il a de la qualité.”

    Clara Sautonne : “Ce n'est pas mal du tout. Normalement, elle devrait faire parler d'elle.”

    Cristal Royal : “Il va revenir en bonne forme et sera un peu déclassé.”

    Azur des Caillons : “Il est en bonne forme et sera à suivre de près dans les grands prix.”

    Destin des Loyaux : “C'est un poulain qui trotte.”




    L’œil du père, Loïc


    “Travailleur et courageux”

    “J'ai presque tout fait pour qu'il ne fasse pas ce métier ; je lui disais qu'il y avait plein d'autres belles choses à faire... Mais, à 9 ans, il était toujours sur son poney. Vers l'âge de 13 ans, il est allé en vacances chez son oncle, qui l'a fait monter, alors qu'il ne travaillait pas de chevaux chez nous, ce dont il se plaignait... Et la première fois qu'il a travaillé un cheval à la maison, j'ai dit à sa mère : “Il est fait pour ça !” À cheval, c'était une vraie “pâte à modeler” ! Ensuite, je l'ai envoyé chez Joël Hallais, qui avait déjà un gars à former et m'a dit : “Je n'en dresse qu'un à la fois...” Mais, au bout de huit jours, Joël était d'accord pour le garder.

    Matthieu est un garçon qui aime ce qu'il fait. Il est travailleur et courageux. Tous les matins, il s'occupe de ses chevaux, même quand il y a nocturne la veille. Le relais avec moi s'est fait naturellement. Je n'ai eu aucun mal à lui laisser les rênes de l'écurie. Je l'ai fait non seulement car il était capable mais aussi parce que je ne voulais pas que l'on soit trente-six à commander. Cela ne peut pas bien se passer si chacun veut faire sa sauce. Je voulais qu'on travaille tous dans le même sens. Il avait carte blanche. Le matin, il fait sa liste et on travaille comme il nous dit de faire. Si certaines choses ne me plaisent pas, on en parle. Matthieu est très ouvert. Cela se passe très bien !” La sagesse de l'expérience et la fougue de la jeunesse en quelque sorte...




    l’avis de sa compagne, nathalie


    Matthieu cherche toujours à faire mieux”

    Nathalie Henry a raccroché ses bottes il y a un peu plus d'un an. Une carrière riche de 390 succès : 6 groupes I, trois fois deuxième du Cornulier, etc. Sans regret. “Avec les enfants, ce n'était pas facile, et je ne regrette pas du tout mon choix. Les journées sont bien remplies, entre l'école, la nounou, le travail à l'écurie et la comptabilité, et je suis heureuse dans ce que je fais tous les jours. Matthieu est quelqu'un de facile à vivre, très agréable. Mais il ne fait pas beaucoup la cuisine par contre (rires). Il est très méticuleux ; il cherche toujours à faire mieux. Il aime les choses bien faites.”



    L'interview décalé de Matthieu




    - Si vous n'aviez pas fait ce métier ?

    Je me pose régulièrement la question... J'aurais bien aimé travailler dans le cinéma, moi (éclat de rire) !

    - Endroit préféré ?

    Sur mes pistes, à l'entraînement.

    - La destination de vos prochaines vacances ?

    Aucune idée. Faut voir ça avec la patronne. Je ne pars pas beaucoup. En général, je pars quatre jours, après je me fais ch...

    - Plutôt mer ou montagne ?

    Soleil !

    - Plateau de fruits de mer ou entrecôte-frites ?

    Ah... J'aime bien les deux !

    - Golf ou pétanque ?

    Pétanque.

    - Meilleur souvenir ?

    Ça remonte à loin, mais ce sont des sensations rares : quand tu gagnes le “Cornulier” !

    - Le cheval que vous auriez aimé entraîner ?

    Timoko, il doit être sympa, hein !

    - Bière ou champagne ?

    Je peux prendre une bière à l'apéro et ensuite boire des bulles ! (rires)

    - Principale qualité ?

    Je suis d'humeur égale et je ne pense pas être quelqu'un de désagréable.

    - Un défaut ?

    Il faut demander à la patronne... (il sollicite Nathalie, qui sourit)

    - Papa gâteau ou sévère ?

    Ah, papa gâteau...

    - Et la politique ?

    Je suis un peu, mais ça me gave...

    - Une devise ?

    Toujours regarder loin devant et pas se retourner.


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    On repart pour l'année !!
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