pronoturf-gégé23 et cyr87

Au Pays du Trot , Pronos sur toutes les courses au trot .

UNIVERS de PAN, CYRIL et Elodie vous souhaitent la bienvenue . Bonne Chance. Une pensée a notre ami Gégé

Juin 2017

LunMarMerJeuVenSamDim
   1234
567891011
12131415161718
19202122232425
2627282930  

Calendrier Calendrier

hippodrome de vincennes

hippodrome d'enghien

hippo auteuil-longchamp

hippodrome saint cloud

hippodrome maisons laffitte

hippodrome de caen

hippodrome de vichy


    le portrait de william bigeon, élé madrik, dimanche 19 février, vincennes, critérium des jeunes, groupe I

    Partagez
    avatar
    elodie

    Messages : 8446
    Date d'inscription : 08/05/2011
    Age : 69
    Localisation : Dans le 08 - et c'est très joli ! oui ! oui !

    le portrait de william bigeon, élé madrik, dimanche 19 février, vincennes, critérium des jeunes, groupe I

    Message  elodie le Ven 17 Fév - 19:49



    William Bigeon

    Sept ans après s’être fait voler la vedette par The Best Madrik dans le Critérium des Jeunes, William Bigeon se retrouve au sulky d’une “Madrik”, Eléa. Le jeune entraîneur, adepte des films américains, notamment ceux de Martin Scorcese, a tous les atouts dans son jeu pour tenir le premier rôle cette fois-ci.

    Quand on s’appelle Bigeon, le meeting d’hiver de Vincennes est forcément un rendez-vous incontournable. C’est ainsi que tous les ans, le 2 novembre, lendemain de la sacro-sainte réunion de Laval, William Bigeon quitte cette terre de trotteurs pour migrer vers le célèbre domaine de Grosbois. Comme beaucoup, c’est avec joie et excitation qu’il retrouve l’est de la région parisienne, qu’il sera également heureux de quitter début mars de l’année suivante, pour goûter au calme de sa campagne mayennaise, restant avant tout un campagnard, comme il se qualifie lui-même. Et c’est justement en plein bocage mayennais que ce jeune homme sportif a grandi au milieu des chevaux de son père, Jean-Luc, qui l’incite à continuer ses études jusqu’au Bac STT. À quoi bon se spécialiser dans des études hippiques alors qu’il peut bénéficier de cours pratiques au quotidien dans l’écurie familiale ? D’autant qu’en tant que fils d’entraîneur, il est autorisé à driver en compétition les chevaux de l’effectif. Après l’obtention de son BAC STT, William Bigeon prend la tangente pour filer en Suède, avec un stage de trois mois chez le père d’Erik Adielsson, Hans. Direction ensuite l’Italie où Jerry Riordan lui prodigue quelques conseils. Le routard reprend ensuite le sac à dos pour mettre le cap sur New-York où l’“American Dream” l’attend… ou presque. Pas le temps de goûter aux french fries, de passer un week-end à Atlantic City, ni même de faire les démarches pour la “Social Security Card”, que cet amateur de films américains doit refaire ses valises après ce court séjour qui n’aura duré que six jours : “Dont deux à l’aéroport, précise-t-il. En fait, je n’avais pas le droit d’atteler les chevaux et ne travaillais que le matin. Je pouvais juste les préparer : j’étais groom, comme cela se passe souvent outre-Atlantique pour les étrangers. Ça ne m’a pas plu. Je n’aurais rien appris de plus que ce que je faisais à la maison.”
    Le jeune homme sait déjà ce qu’il veut et décide de perdre seulement six jours de sa carrière, au lieu des trois mois prévus. De retour en Mayenne, il prend progressivement du galon, dans d’excellentes conditions de travail : “J’ai vraiment eu la chance de croiser la route de très bons chevaux comme Pianiste du Lys, Santa Rosa France, Rock Barbés, ainsi que Torino d’Auvillier, bien sûr.”
    Le bel alezan lui permet de participer au Critérium des Jeunes dans lequel ce duo de jeunots se classe deuxième : “Nous étions devancés par un “Madrik”, The Best Madrik. Il y a toujours la déception d’être battu sur le poteau mais j’étais quand même très heureux de cette performance. Terminer deuxième d’un Critérium des Jeunes alors que j’étais âgé de 23 ans, c’est quand même quelque chose. “Torino” m’a permis de cotoyer le haut niveau assez jeune. Ce sont des expériences qui me profitent quand on aborde ce genre d’épreuves. On arrive un peu plus serein.”
    Sept ans après avoir été battu par The Best Madrik, c’est au sulky d’un autre produit de l’élevage Leclerc qu’il se retrouvera ce dimanche, Eléa Madrik. Proposée par Will’ et achetée 81.000 euros par Claude Guedj aux ventes d’Osarus un après-midi d’août 2015, la fille de la bonne Quéléa Madrik se retrouve alors dans les écuries de William, fraîchement installé entraîneur depuis moins de trois ans : “C’est quand même une certaine pression d’avoir à l’entraînement une pouliche achetée à un tel prix. Des poulains achetés 80.000 euros qui n’ont pas vu un hippodrome, ça s’est vu. Il ne faut pas se planter : on a eu de la chance. Quelques jours après son arrivée à l’écurie, je l’ai débourrée. Je ne pouvais pas encore dire qu’elle était bonne mais elle était hyper trotteuse, montrant qu’elle était facile d’allures. C’est quand même grisant de former un poulain et de l’amener au plus haut niveau : on se dit qu’on n’y est pas pour rien.”
    Moins d’un an après son arrivée à l’écurie, la future lauréate de groupes se qualifie à distance d’un certain Equinoxe, également au départ du Critérium des Jeunes ce dimanche : “Pour moi, Eléa Madrik est une petite championne, sans aucune fausse note. Elle va vite et fait tout ce qu’on lui demande.” S’il s’est déjà imposé au niveau groupe I au sulky de Santa Rosa France, William Bigeon sera de nouveau observé dans ses choix de drive, comme tout Bigeon qui se respecte : “Avec un tel nom, on a la chance d’avoir été bercé par les chevaux depuis notre tendre enfance mais il est vrai que nous sommes plus observés, voire critiqués et beaucoup jalousés. Il n’y a pas que des jours fastes. Comme tout sportif, il faut faire abstraction de ce qui est dit, écrit autour de nous. Ça m’est arrivé de faire mener mais plutôt dans l’idée d’avoir un deuxième avis sur nos chevaux.”
    De deuxième avis, le jeune entraîneur n’en a pas eu besoin au sujet d’Eléa Madrik, l’une des favorites du groupe I dominical : “Le Critérium des Jeunes est une course ô combien importante mais que dire du Prix d’Amérique, auquel je rêve de participer, bien entendu. Quand on voit le spectacle cette année, avec le défilé, la course, l’ambiance, ça avait quand même de la gueule, non ? Généralement, je trouve que Le Trot fait un excellent travail pour les animations sur Vincennes. Même si, à mon avis, il n’y a pas eu assez de communication autour de cela, Trotting Manager est une très bonne idée, créant notamment une émulation sur les réseaux sociaux.”
    Et en réseaux sociaux, William Bigeon s’y connaît avec un compte twitter d’où émergent…17 tweets seulement où se croisent Eléa Madrik, Diablo du Noyer, bien entendu mais aussi Cirrus des Aigles et Milord Thomas : “J’avoue : je consulte plus les infos que je poste. Je suis l’actualité du galop. Je suis allé voir Milord Thomas pour la “Haye Jousselin”. J’adore la complicité qui existe entre le champion et Jacques Ricou. C’est quand même un drôle de métier, jockey d’obstacle : il faut avoir un sacré mental.”
    Le mental, William Bigeon l’a actuellement. Tout comme le moral. Le meeting d’hiver, son troisième en tant qu’entraîneur mais son treizième sur place, se passe au mieux, avec quatre victoires, dont trois courses de groupe : “Je suis venu avec une petite dizaine de chevaux dont cinq, six à courir. Tout se passe bien, comme espéré. Pendant que je suis à Grosbois, mon équipe, que je tiens vraiment à féliciter, abat un gros travail à la campagne pour me permettre de briller au printemps.”
    Mais avant les rendez-vous printaniers, William espère bien inscrire le nom d’un Bigeon dans le Hall of Fame des Critérium des Jeunes dont le palmarès est encore vierge.





    _________________
    On repart pour l'année !!

      La date/heure actuelle est Mar 27 Juin - 19:17