pronoturf-gégé23 et cyr87

Au Pays du Trot , Pronos sur toutes les courses au trot .

UNIVERS de PAN, CYRIL et Elodie vous souhaitent la bienvenue . Bonne Chance. Une pensée a notre ami Gégé

Décembre 2017

LunMarMerJeuVenSamDim
    123
45678910
11121314151617
18192021222324
25262728293031

Calendrier Calendrier

hippodrome de vincennes

hippodrome d'enghien

hippo auteuil-longchamp

hippodrome saint cloud

hippodrome maisons laffitte

hippodrome de caen

hippodrome de vichy


    Cédric MEGISSIER... se confie à PARIS-TURF

    Partagez
    avatar
    hippique

    Messages : 10505
    Date d'inscription : 20/01/2011
    Age : 70
    Localisation : 23 - je m'appelle UNIVERS de PAN !

    Cédric MEGISSIER... se confie à PARIS-TURF

    Message  hippique le Mer 28 Aoû - 9:16

    [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

    CÉDRIC MÉGISSIER
    ESPÈRE DISPUTER LES PREMIÈRES PLACES AVEC
    ULHAN DU VAL



    Détendu avant de participer au troisième groupe I de sa jeune carrière mais extrêmement déterminé à disputer les premières places avec Ulhan du Val, samedi, à Vincennes, dans le Critérium des 5 Ans, Cédric Mégissier (32 ans) dévoile une partie de sa personnalité au travers d'une interview qu'il a accordée en exclusivité à Paris-Turf.


    Cédric, on a l'impression que la préparation d'Uhlan du Val se déroule jusqu'à présent sans encombre. Vous partagez cet avis ?
    Absolument. On avait deux objectifs ; “l'ouvrir” et lui donner du moral. C'est ce que l'on est parvenu à faire et j'en suis forcément satisfait. Désormais, le cheval est prêt physiquement et mentalement à affronter les meilleurs de sa génération.
    S'il y a souvent des surprises dans le Critérium des 5 Ans, il semblerait, cette année, que la victoire ne puisse échapper à l'un des quatre favoris que sont Un Mec d'Héripré, Univers de Pan, Up and Quick et Uhlan du Val…
    Cela semble effectivement être assez limpide, en tout cas sur le papier. Ces quatre-là se tiennent de très près et paraissent évoluer un ton au-dessus des autres. Après, vous savez comme moi que, sur une course, tout peut arriver. On ne peut jurer de rien. Par contre, ce qui est sûr, c'est que le parcours aura une grande incidence sur le dénouement de cette épreuve.
    Ressentez-vous une pression particulière ?
    Non. À vrai dire, je ne suis pas du genre à me la mettre. Je suis assez zen de nature. Bien sûr, au moment d'entrer en piste, on sent monter l'adrénaline, parce qu'il s'agit quand même d'un groupe I, mais je ne pense pas être du genre à “péter les plombs”.
    Vous venez de parler de la dimension - probablement très tactique - de cette course qui se dispute, rappelons-le, sur 3.000 mètres. Avez-vous déjà un scénario en tête ?
    Pour être honnête, je n'y ai pas pensé. C'est au départ que l'on va voir comment cela se passe. On ne maîtrise pas tous les éléments, mais j'ai confiance en mon cheval. Je sais de quoi il est capable et l'assurance qu'il a pris ces derniers mois.
    Comprenez-vous que, dans ce genre d'épreuves, les parieurs puissent être tentés par des pilotes plus expérimentés que vous ?
    Bien sûr. Ca me paraît même être normal. Moi, je n'ai pas l'expérience d'un JMB. En même temps, on est relativement peu sur le circuit à avoir un tel vécu et un tel palmarès. Moi, je joue sur d'autres cordes que lui.
    Lesquelles ?
    La connaissance de mon cheval.
    Cela ne peut-il pas constituer un handicap, au bout d'un certain temps ?
    Peut-être, mais je ne raisonne pas en ces termes. J'estime que rien ne remplace la complicité entre un homme et sa monture. Uhlan du Val, je pense le connaître par cœur. Je savais ce que je pouvais me permettre de faire - ou pas - en début de carrière avec lui et je sais aujourd'hui à quoi je peux m'attendre. On l'a toujours respecté, on a essayé de lui donner de bons parcours, même si le risque zéro n'existe pas et qu'il faut parfois composer avec des éléments défavorables.
    Le numéro 9, par exemple, qui vous avez été attribué dans le Critérium Continental, en décembre dernier, en fait-il partie ?
    (Oui… On ne peut pas dire que nous ayons été gâtés par le tirage au sort ce jour-là. Pourtant, le cheval était parfait et j'estime qu'il a réalisé une très grande performance. Peut-être n'a-t-on d'ailleurs pas assez mis en relief sa deuxième place derrière Un Mec d'Héripré.
    Pourquoi ?
    Parce que les chevaux étant capables d'évoluer à deux, le nez au vent, à Vincennes, et de trotter 1'10” 5 sur les 2.100 mètres de la grande piste, sans lâcher le morceau, je n'en vois pas beaucoup…
    À cette occasion, le cheval a fait une vraie course. N'avez-vous pas craint qu'il s'en ressente ?
    Un cheval lambda, qui n'a pas trop de mental, aurait pu mettre six mois à s'en remettre. Pas Ulhan du Val. Lui, il n'est pas fait comme les autres.
    Qu'est-ce qui vous fait dire ça ?
    C'est lui qui me fait dire ça, tout simplement. Ce cheval-là, il a tout pour lui. Il est bon, il est robuste, dur à l'effort, tout en étant doté d'une vitesse de base qui sort de l'ordinaire. Il dispose d'un mental de guerrier et, en plus, il est magnifique…
    Finalement, vous ne lui trouvez aucun défaut. Serait-il le cheval parfait ?
    Je ne sais pas si le cheval parfait existe, mais il s'en approche, effectivement.
    Le considérez-vous comme un crack ?
    Je me vois mal prononcer ce mot. Je n'ai que 32 ans, sans disposer d'une grosse expérience, même si j'ai déjà un peu vadrouillé, travailler dans des maisons qui ont de très bons chevaux. Jamais, pourtant, je n'ai touché un trotteur de ce calibre. Pas même Rapide Lebel…
    Rapide Lebel, que votre père a vendu avant qu'il n'explose chez Sébastien Guarato, vous laisse-t-il des regrets ?
    Franchement, je n'en ai pas. Ni moi, ni mon père. La vie est faite d'opportunités. Rapide Lebel, que l'on a qualifié et avec lequel j'ai gagné trois courses en début de carrière, nous paraissait avoir un très gros potentiel. Par contre, il était vachement compliqué. À 3 ans, il était 19” 0, pas mieux. On n'arrivait pas à le lâcher… Avec le temps, on se disait que l'on arriverait à le façonner, mais on savait que cela prendrait du temps.
    Alexandre Prévost, qui s'en est porté acquéreur avec André Battal, ne vous l'a pas laissé…
    Cela aurait-il constitué une chance ? Je n'en suis pas sûr. Nous, on pensait que Rapide Lebel avait les moyens de prendre 400.000 ou 500.000 euros. Comme il est hongre, on le voyait bien briller dans un circuit comme le GNT par exemple. Il ne s'est véritablement déclenché qu'à partir de 4 et 5 ans. La suite, tout le monde la connaît…
    Ne regrettez-vous pas d'être passé à côté de quelque chose de fantastique ?
    Non. Et je vais vous dire pourquoi : déjà, l'offre qui nous a été formulée a largement contenté mon père. Elle est intervenue à une période où il y avait un manque dans la trésorerie. Ca, c'est pour le côté financier. Ensuite, sur la piste, je ne suis pas sûr que nous nous serions aussi bien servis du cheval que Sébastien Guarato et Éric Raffin. Ils ont réalisé un travail exceptionnel avec lui. Il faut le dire.
    Et puis, de votre côté, vous êtes “tombés” sur Uhlan du Val…
    Vous savez, sans la vente de Rapide Lebel, mon père ne l'aurait jamais acheté. Je vais même vous dire mieux : si la proposition qui lui avait été faite, en juillet 2009, par une personne avant que cette dernière ne se rétracte, s'était concrétisée, il serait certainement allé aux ventes de Deauville et aurait acheté un autre cheval ! Là, la transaction s'est réalisée à l'automne, un jour avant la clôture des ventes de Caen ! Le lendemain, il a fait l'acquisition d'Uhlan du Val, pour 15.000 euros.
    Qu'est-ce qui a plu chez lui à votre père ?
    À peu près tout, je crois. Il avait un bon papier (N.D.L. R. : Isléro de Bellouet et une mère par Beautiful Somolli) et le modèle du cheval sortait apparemment du lot. Moi, je n'y étais pas, mais j'ai rapidement validé le choix de mon père lorsqu'il est arrivé à la maison…
    Entre vous, le courant est vite passé…
    Mais il passerait avec n'importe qui. J'exagère peut-être un peu, mais c'est une voiture de course.
    D'une certaine manière, on peut dire qu'il vous a lancé dans le grand bain…
    Sa venue intervenait au moment à peu près où je reprenais l'écurie de mon père, qui souhaitait partir à la retraite. J'étais déjà à mon compte depuis quelque temps (2007) et cela se passait plutôt bien mais, évidemment, Uhlan du Val a changé le cours des choses…
    Vous considérez-vous comme chanceux ?
    Un peu, oui, je dois l'admettre. Vous avez beau être le meilleur entraîneur du monde, sans le facteur chance, vous ne réussirez rien. On dit que la réussite sourit aux audacieux. Ca me convient bien. Disons que j'ai toujours su être présent au bon moment.
    Vous êtes issu du sérail, mais votre parcours n'est pas identique à ceux qui, très jeune, épousent cette carrière…
    Mes parents souhaitaient que je fasse des études. J'ai donc opté pour un BAC STAE (Sciences et Technologie en Agronomie et Environnement) avant d'obtenir un BTS Production Animale, que j'ai passé en alternance avec ma formation, qui a duré deux ans, chez Joël Hallais, avant de passer cinq ans chez Jean-Paul Marmion.
    Que retiendrez-vous de votre passage, certainement très formateur, chez ces deux grands professionnels ?
    Chez l'un comme l'autre, il faut être travailleur, observateur et à l'écoute de ce qu'ils vous disent. Joël Hallais, c'est un metteur au point exceptionnel, qui sait amener un cheval au top pour le jour J. Jean-Paul Marmion, lui, n'a probablement pas son pareil pour comprendre l'animal. Il analyse tout à partir de lui. C'est assez impressionnant.
    Et votre père ?
    Il m'a transmis la fibre, la passion des courses et des chevaux. Aujourd'hui, être à ses côtés est une véritable chance. Moi, j'ai mes méthodes de travail, mais je demeure à l'écoute de tous les conseils qu'il peut me donner. Je considère que l'on a toujours quelque chose à apprendre de l'autre. On bosse en confiance. Il me laisse carte blanche, ce qui me permet d'évacuer toute forme de pression, ce qui est important avant d'aborder un grand rendez-vous comme celui de samedi.
    Craignez-vous que cela se passe mal ?
    Posez la question à tous les participants de ce groupe I ; ils vous répondront tous oui.
    Même si vous commencez à avoir une petite expérience des grandes courses, ne redoutez-vous pas que l'on vous tienne rigueur d'un éventuel échec de votre cheval ?
    Non. Je ne l'envisage même pas. Pour l'instant, j'ai plutôt le sentiment que cela s'est bien passé avec lui. Faire appel à un “pilote” ne nous intéresse pas. Avec Uhlan du Val, mes parents et tous nos amis, on partage une grande et belle aventure. Sans prétention aucune, je ne me considère pas plus mauvais que les autres et, en course, je sais me faire respecter.
    Si, en cas de très belle performance d'Uhlan du Val, ce week-end, une offre importante arrive sur votre bureau pour s'en porter acquéreur. Que répondrez-vous ?
    On la refusera poliment. Des propositions, on en a déjà reçu de nombreuses, avec des montants presque indécents. Mais on n'en fait pas une question d'argent. Rapide Lebel était hongre et c'est aussi ce qui avait fait réfléchir mon père. Là, les données ne sont pas les mêmes. Uhlan, qui vient de saillir 65 juments, à Nonan-le-Pin, pour sa première saison de monte, nous apporte de grandes joies sur la piste et on est également en droit d'attendre de belles choses de sa part au haras.
    Est-ce le cheval de votre vie ?
    Je suis jeune pour répondre à cette question mais, si vous posez la question à mon père, il vous répondra oui, sans aucun problème… (rires)


    -------------------------------------



    Bonne Lecture à Samedi
    Gégé sunny sunny sunny 

      La date/heure actuelle est Sam 16 Déc - 23:36